Dimanche 23 décembre 2007
Je n’ai pas connu et j’ai, à la fois, toujours connu Julien Gracq. Pas la personne, ce qu’il représente. Une certaine idée de la littérature. Sans compromis. Loin de ce qu’il appelait la « bourse aux valeurs ». Un poète au travail. Bâtisseur de phrases, de digues contre l’effacement des mots qui peinent à retenir les mouvements des âmes et des corps. Évidemment de vieux murs de pierre que plus personne ne regarde. Qu’importe.
Au-delà du refus du Goncourt et de l’exil volontaire, son nom m’évoque deux souvenirs. Deux moments de mon existence : l’un proche,l’autre lointain. Ils ne disent rien de l’homme qui vient de nous quitter,pourtant il disent tout de ce qu’il représente.
Jeune lycéen, j’écrivais quelques poèmes, mais, de milieu trop modeste, on avait choisi pour moi une voie professionnelle plutôt que la voie classique. Un homme m’aida à m’en sortir, mon professeur de lettres et poète, Yves bergeret. M’aidant à reprendre des études littéraires, il me confia (c’est le mot tant l’objet me semblait alors précieux) un ouvrage à lire que je ne pouvais seul m’offrir, c’était le Rivage des Syrtes. Première rencontre avec ses récits poétiques qui s’attardent à saisir les lieux, les instants. Et pourtant la présence de l’homme.
Plus tard d’autres lectures, le balcon en forêt, Au château d’Argol et les œuvres critiques, En lisant en écrivant : les « malles » de Balzac, le bagage léger de Stendhal.
L’autre rencontre est plus récente. Celle de François Bon. Dans un café de Saint Germain, il feuilletait mon manuscrit que je croyais terminé, me donnant de généreux conseils sans rien en retour, des compliments pour me donner le courage de poursuivre. L’examen fini, il me demanda ce que j’aimais lire. Je ne savais trop que lui dire, alors il me devança et évoqua Gracq et La forme d’une ville. Pas la même histoire, mais les mêmes pistes, les mêmes rues qui disent le devenir des mots et des êtres. Les traces. Des herbes folles, des objets abandonnés, du papier sur les murs. Plus que des histoires.
Il y a quelques mois, je lisais La presqu’île. Au programme de l’agrégation de lettres. J’ai décidé de ne pas m’y présenter. Plutôt la haute mer que le bassin de 25 mètres.  
par Dan Yack publié dans : j'ai lu, j'ai vu...
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Bonjour. Je passais et j'ai pu apprécier votre blog. Je viens de créer ma communauté, qui est basée sur l'information pédagogique diverse. Nature, actualités, sciences, informations, découvertes, littérature, poésie, enfin bref tout pour améliorer notre connaissance. Son nom…"Le champ du monde".Pourquoi cette démarche ? Over-blog nous indique qu'une communauté est un endroit ou tout le monde parle de la même chose, moi je cherche le contraire, à faire un endroit ou chacun puisse parler de ce qu'il aime ou qui le passionne. Si vous voulez nous rejoindre cela serait avec plaisir.(NB:Je ne suis pas un spam comme un ou deux bloggeur ont voulu me faire passer).A oui ,pourquoi ce texte,pour aider le "hasard",certains attendent patiemment ,moi j'essaye d'influencer le destin. Votre serviteur.
commentaire n° : 1 posté par : Dracip27 (site web) le: 06/01/2008 15:37:55

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